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Ecrire reste un bon outil de réflexion et d'échange car si les paroles s'envolent les écrits restent
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10.02.2007
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18.02.2008
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Mai 68 a 40 ans

Posté le 18.02.2008 par ecriturelibre
Mai 68 a 40 ans - 8 février 2008 -

Je tiens dès à présent à préciser que ces réflexions sur notre "héritage de Mai 68" ne concerneront que la France et les français, ceci pour la raison suivante :

En déclarant pendant la campagne présidentielle qu’il fallait "liquider l’héritage de Mai 68", notre cher ou plutôt notre onéreux Président devrais-je dire, m’a amené à m’interroger sur cette période de l’histoire puisque j’étais âgé de 24 ans et que je me trouvais à Paris.
Je ne peux pas dire avoir été, politiquement parlant, directement concerné par ces évènements, mais je suis sûr qu’ils furent "responsables" de ma lente mais définitive ouverture politique à gauche (j’avais voté pour Jean Lecanuet en 65). C’est ce besoin irrépressible de justice sociale et de liberté qui me mènera, à travers ses sinueux sentiers, vers l’Anarchie. Non pas l’Anarchie traditionnelle en lutte permanente contre tous pouvoirs, à la manière de Blanqui ou de Proudhon, mais vers le mélange de deux Anarchies : celle humaniste de Louis Lecoin et celle, chrétienne, de Tolstoï, même si je me considère comme étant plus spiritualiste que chrétien et même si j’ai fais du Christ mon meilleur ami. C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai, depuis près de trente ans, cessé progressivement de me battre – contre - les injustices sociales et humaines et commencé à lutter – pour - plus de justice sociale et humaine. Mais assez parlé de moi …

Qu’était Mai 68 ?

Ce mouvement fit partie d'un ensemble d'événements dans les milieux étudiants d'un grand nombre de pays de part et d’autre de ce que l’on nommait à l’époque … le "Rideau de fer", notamment en Allemagne, en Tchécoslovaquie, aux États-Unis, au Japon, en Italie et même au Mexique. Il est encore, pour beaucoup, à mettre en relation avec l'influence exercée par les valeurs engendrées par le mouvement hippie sur les jeunesses occidentales durant une bonne moitié des années 60 et son fameux aphorisme : "Faites l’amour … pas la guerre".

Quelles sont, présentées d’une manière schématique et à mon humble avis, les raisons historiques profondes qui conduiront, la France, à Mai 68 ?

Pour comprendre, il nous faut retourner plus de 30 années en arrière. Pendant et après les années sombres de récessions qui mèneront tout un peuple aux grèves de 1936 et au Front populaire amenant les premiers congés payés.

- 1939 – 1945 : seconde guerre mondiale.
- 1945 – 1946 : mise en place de la Sécurité Sociale dont voici un extrait :

" La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu'en toutes circonstances il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l'incertitude du lendemain, de cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d'infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d'eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment, la menace de la misère. "

- 1944 : Le droit de vote est accordé aux femmes.
- 1948 : Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
- 1946 – 1954 : guerre d’Indochine.
- 1954 – 1962 : guerre d’Algérie.
- 1965 - La femme mariée peut ouvrir un compte à son nom et en disposer librement.

Toutes ces luttes, ces prises de conscience sociale et politique ainsi que tous ces combats, "libérateurs et guerriers", menés à l’échelle planétaire, seront le ferment menant à l’explosion sociale de Mai 68.

En France, ces événements prendront une ampleur particulière avec des manifestations d'étudiants, suivi d’une grève générale qui paralysera complètement le pays. Ils s'accompagneront d'une montée de réunions spontanées à l'intérieur des lycées et des universités, puis des entreprises, des administrations, des théâtres, des maisons de jeunes etc. Dans tout le pays, la parole se libèrera devenant, des semaines durant, le moteur majeur des Français. Que l’on soit pour ou contre, des dialogues ouverts se noueront dans les rues, entre inconnus, toutes générations confondues. Et même si le général de Gaulle qualifiera cette révolution sociale de "chienlit", Mai 68 aura insufflé en moi, comme en des milliers de français le goût irrépressible pour l’indépendance, l’aventure, la paix et la liberté. Il sera aussi en partie responsable de la multiplication du nombre d’objecteurs de conscience.

Les apports, sur un plan social, de Mai 68 ?

- De 1947 à 1958, le pourcentage des syndiqués passera de 50 % à 27 %.
- De 1958 à 1977, le pourcentage de syndiqués se stabilisera. Il augmentera même légèrement, passant de 27 % à 30 %.
- La grève générale de mai et juin 68, soutenue par sept millions de travailleurs qui occuperont leurs usines avec pour résultat, augmentation de 35% du salaire minimum et reconnaissance de la section syndicale dans l'entreprise qui sera officiellement reconnue par la loi du 27 décembre 1968, ce qui améliorera la représentation syndicale en définissant les fonctions de chacun de ces représentants.
- En 1970, un nouvel accord CGT-CFDT sera arraché au CNPF avec la revalorisation du SMIC, la retraite à 60 ans et la semaine de 40 heures. Ces réalisations sociales auront été très certainement pour quelque chose à cette augmentation des sympathisants syndicaux.

- La libération sexuelle sera aussi un des grands thèmes de Mai 68 et l’apparition de nouveaux moyens contraceptifs. Le féminisme se développera à travers son mouvement le plus radical, le MLF. C’est un ensemble de concepts politiques, philosophiques et sociales cherchant à promouvoir les droits, l'amélioration du statut des femmes et leurs intérêts dans la société. Après la loi Neuwirth en décembre 1967 sur la contraception, leur combat débouchera en janvier 1975 par la loi Simone Veil légalisant l'avortement.

- L'influence de Mai 68 se manifestera aussi dans l’éducation nationale. L'élève devient un "sujet" pouvant participer à l’élaboration de l’instruction dont il devient "objet". Parole libre et débat se multiplient, la discipline autoritaire faisant place à une participation active aux décisions. Parents et enfants participeront aux conseils de classe et à la redéfinition des règlements scolaires dans les établissements dès juin 1968.

Mai 68 produira aussi ses extrémismes sociaux :

- Issu de la dissolution en novembre 63 d’une section de Parisienne de la FEN (Fédération des étudiants nationalistes), le mouvement – Occident - fut fondé en avril 64 par Pierre Sidos (fondateur de Jeune Nation) avec des étudiants, essentiellement parisiens. Fin 65, le mouvement comptait 600 adhérents. De 64 à 68, on estimera à environ 1 500 le nombre d'adhésions à Occident. Le mouvement se proclame anticommuniste et adoptera pour mot d'ordre « Tuez les communistes partout où ils se trouvent ! ». Il s'opposera au Général de Gaulle, considéré comme le «liquidateur» de l’Algérie française, à la franc-maçonnerie et au libéralisme politique. Il se montrera ouvertement raciste, se situant à l'extrême droite. Le mouvement connaîtra cependant un tournant pro-américain suite notamment à la guerre du Vietnam qui amènera plusieurs de ses membres à se remettre en question. Le 12 janvier 1967, une petite équipe d’Occident attaquera les comités Viêt Nam sur le campus de l’université de Rouen, entraînant l’interpellation d’une vingtaine de ses membres dont Gérard Longuet, Alain Madelin et Patrick Devedjian. Occident sera dissout le 1er novembre 1968.

- Mai 68 se développera à partir de la banlieue bourgeoise de Nanterre, faisant d’elle le haut lieu de la révolte étudiante. Du petit groupe d’étudiant’, luttant contre les réformes Fouchet, naîtra un mouvement particulièrement actif et contestataire sur le plan politique, les "Enragés". Selon eux, il fallait s’attaquer à l’université en tant qu’instrument de domination au service du gouvernement et du système capitaliste en empêchant la tenue des cours au nom de la révolution. Il eut comme leader Daniel Cohn-Bendit, dont le génie sera d’avoir créer un mouvement capable de regrouper plusieurs théories politiques autour de l’idée d’actions politiques instinctives. Autre particularité du mouvement : son antitotalitarisme viscéral et sa méfiance envers les formes d’organisations traditionnelles (partis, syndicats, etc.).

Que reste-t-il de Mai 68 ?

- Des syndicats appauvris puisque c’est en 1978 que s'amorcera leur déclin, passant des 30 % de cette époque à son niveau actuel soit 8 % de syndiqués (dont 2% d’actifs) pour… entre 16 et 17 millions de travailleurs. Est-ce seulement le désaveu provisoire du monde du travail ?
Personnellement, je pense que le mal est plus profond lorsque je constate plus de 70% d’abstention aux dernières élections prudhommales, ultime rempart entre patronat et classe ouvrière. C’est la porte ouverte à Madame Rachida Dati, s’empressant aujourd’hui d’en supprimer une soixantaine. Normal puisqu’il n’y a plus que 30% d’ouvriers à se sentir encore suffisamment concernés, pour faire l’effort d’aller voter pour ses représentants. Le plus fou c’est de savoir que tous sont pourtant payés pour aller mettre leurs bulletins dans l’urne.

Résultat :
Une France privée de réaction et donc, d’action avec un peuple de moins en moins citoyen, ne réagissant que d’une manière sporadique et "corporatives" aux attaques ultralibérales.

Des exemples ?

25 novembre 1986 - Manifestations étudiantes et lycéennes en France contre le projet Devaquet. Le premier ministre Jacques Chirac répondra par une forte répression policière qui verra la mort de Malik Oussekine.

10 février 1995, suite de nombreuses manifestations pour retirer la circulaire Fillon, qui permettait aux titulaires d'un DUT, à s'inscrire en 2e année d'IUT, à titre exceptionnel et par dérogation, mais après avis favorable et motivé du directeur de l'IUT.

Mars 2000 un énorme conflit social secoue la France avec les manifestations au projet d'autonomie des universités, système LMD : organisation des diplômes français autour des niveaux bac + 3 (licence), bac + 5 (mastère) et bac + 8 (doctorat). Claude Allègre sera démissionné par le premier ministre Lionel Jospin mais le système LMD passera quand même avec Jack Lang.

18 mars 2003 : Grève et manifestations des personnels de l'éducation nationale et dans toute la fonction publique ainsi que dans de nombreuses entreprises privées, pour les retraites et contre la suppression des MI/SE (pions), le licenciement des Aides-éducateurs et la décentralisation.

Du 8 au 10 août 2003, rassemblement altermondialiste de 300 000 personnes sur le plateau du Larzac.

27 novembre 2003, 30 000 étudiants manifestent pour le retrait de la réforme LMD-ECTS (abréviation du terme anglais European Credits Transfer System).

Novembre 2004 : manifestation étudiantes refusant l'autonomie des universités, pour la défense du caractère national des diplômes et opposées à toute sélection (autre que le bac) pour l'entrée en faculté.

Mars Avril 2005 : les lycéens s'opposent à la loi Fillon contestant la réforme du baccalauréat, la suppression des travaux pratiques encadrés (TPE) et, les "restrictions budgétaires". Le 10 février, 100 000 lycéens défileront à travers la France.

27 octobre 2005 émeutes dans les banlieues françaises. Commencé à Clichy-sous-Bois, elles se poursuivront dans un grand nombre de banlieues pauvres à travers la France. L'état d'urgence sera déclaré le 8 novembre puis prolongé pour une durée de 3 semaines. Bilan de ces émeutes : 9193 véhicules incendiés, 2921 interpellations, 56 policiers blessés, 1 mort.

Mars avril 2006: Mobilisation très forte anti CPE (Contrat Première Embauche) et CNE (Contrat Nouvelle Embauche). Un million de jeunes et d'employés en grève en France selon la police, 3 millions lors de la plus grosse manifestation selon les organisateurs.

7 mai - 8 mai 2007 : Plusieurs manifestations ont eu lieu contre l'élection de Nicolas Sarkozy.

6 novembre 2007 : Des étudiants bloquent l'université Toulouse Le Mirail pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités. Justice, police, journalistes, SCNF, RATP, EDF, GDF, marins pêcheurs et toute la fonction publique manifesteront pendant ce mois de novembre 2007. De nombreux conflits sociaux se dérouleront dans le même temps. Régimes spéciaux des retraites, salaires et suppressions de postes dans la fonction publique, réforme de la carte judiciaire, etc. etc.

25 - 26 – 27 novembre 2007 : De nouveaux affrontements ont embrasé une banlieue au nord de Paris. Bilan : 82 policiers blessés, dont 4 grièvement.

Première conclusion :

Il semblerait, à travers tous ces exemples, que Mai 68 n’est été, selon les dire présidentiels, qu’un simple intermède, un rêve de gosse qu’il faut oublier, puisque rien ne peut empêcher l’avènement d’une mondialisation ultralibérale. Comme rien ne semble pouvoir empêcher l’éternel combat entre :
Un pouvoir de domination sans borne des puissants de ce monde, peu nombreux certes, mais servi par une multitude de valets, sur tous les peuples de la terre … et ceux qui leur résiste, luttant pour une société plus solidaire, plus fraternelle entre les hommes.

Pourquoi cet apparence d’échec ?

Mais parce que, malheureusement, trop nombreux sont ceux qui, pour toutes leurs "bonnes raisons", transforment leur désir d’indépendance en un repli sur soi individualiste et sectaire ; celui de l’aventure en un besoin exagéré, de retraite sécuritaire et le goût pour la liberté, en une prison dorée faite d’emprunts bancaires et "d’illusions de petit bourgeois".

Serait-ce sans espoir ? Serait-il impossible de vivre debout ?

Seconde conclusion :

Pour tous ceux qui, envers et contre tout, poursuivent la lutte POUR un monde meilleur, je peux dire que Mai 68 sera toujours la preuve que rien n’est inéluctable. Que tout peut advenir pour qui refuse la résignation.
Mai 68 n’a pas changé le monde ? Soit ! Mais il aura su proposé, individuellement, aux hommes qui le voulaient vraiment, "l’envie d’avoir envie" d’un monde meilleur. Il ne lui aura manqué qu’un authentique leader capable d’insuffler au plus grand nombre, la force d’aller plus avant dans son rêve émancipateur … la REVOLUTION … puisque c’est le seul mot, à ma connaissance, qui porte en lui ce désir de Rêve et d’Evolution.

Citoyen du monde !

Michel Ribeiro






--

Lettre ouverte aux politiques

Posté le 05.12.2007 par ecriturelibre
Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques de tout bord – 4/12/2007-

Mesdames et Messieurs les politiques bonjour,
Permettez-moi, avant toute chose, de me présenter rapidement : Michel Ribeiro – 64 ans – Retraité – Français et Citoyen du monde. Et c’est comme tel, puisque, selon vous, nous voilà entrés dans un système de « Libre Echange économique » appelé plus communément, Mondialisation, que je vous dis ASSEZ !

ASSEZ de discours hypocrites et mensongers ! Nous sommes fatigués par toutes vos tergiversations politiciennes nous enjoignant de faire preuve de plus de compréhension, de plus de patience, de moins d’exigence, de plus de ceci, de moins de cela … etc.

Que devons-nous comprendre ? Que vous ne pouvez pas, ou que vous ne voulez pas voir le peuple de France vivre, et non pas survivre, en profitant, réellement, de toutes les richesses qu’il produit ? Avez-vous oublié ce que vos aîné(e)s en politique déclaraient par écrit le 10 décembre 1948 ?

[i]« Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression »[/i]

Non ? Alors pourquoi laissez-vous un système économique scélérat, ruiner notre espérance en un monde un peu moins inhumain, un peu plus fraternel, poussant, chaque jour un peu plus d’hommes, de femmes et d’enfants à la rue, au désespoir et à la violence.

- Il semblerait que vous ayez oublié, que dans sa Charte …

- … les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des hommes et des femmes … et non uniquement celui du profit au détriment de celui du peuple.

- Qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social … et pas exclusivement celui de la spéculation.

- … et à instaurer de meilleures conditions de vie …
Pensez-vous que les ponts et les trottoirs de nos cités ; les tentes des sans abris ; les taudis aux loyers exorbitants ; les squats et les bidonvilles, répondent à cette intention ?

- … dans une liberté plus grande …
Celle des marchés, des spéculateurs et de ceux qui les et qui nous gouvernent sûrement, mais certainement pas celle des simples citoyens, avec l’intensification massive de contrôles et flicages en tous genres et dans toujours plus de domaines.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 4 à savoir que …

- … nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude …
Les chômeurs, ne sont-ils pas devenus les esclaves d’un système économique assassin, s’enrichissant outrageusement sur leurs souffrances ?
Que penser du Rmiste qui, pour ne pas se voir retirer sa misérable allocation, se voit contraint d’accepter n’importe quoi pour un salaire trop souvent plus que miteux et presque toujours pour très peu de temps ?

- ... l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes …
Alors que penser de tous ces négriers profitant sans vergogne de la détresse d’émigrés, clandestins ou non, croyant trouver dans ce pays, fondateur de ces beaux principes, cette dignité et ce droit à la vie que lui dénie une "mondialisation" que vous sacralisez, bien que destructrice ?
Que faites vous pour que cessent ces horreurs, sinon dresser ceux qui travaillent contre « ces assistés chômeurs, profiteurs éhontés des ASSEDIC, ces fainéants qui feraient mieux d’accepter, pour leur dignité( ?), n’importe quel travail, payé le plus souvent au rabais … et que nombre d’entre vous, présente comme des parasites, responsables des déficits sociaux » ?
A quels niveaux de responsabilités placez-vous nos grandes entreprises dans ces déficits, lorsque l’on connaît leurs engouements pour les délocalisations et ses corollaires, les trop fameux "plans sociaux" … au nom de la sacrosainte loi du marché ? Que faites-vous pour les stopper … à part nous répéter, jusqu’à vous en convaincre (?), à longueur d’antenne, que c’est le prix à payer pour mettre en place et réaliser ce soi-disant progrès social, mondial, à venir ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 5 à savoir que …

- … nul ne sera soumis à la torture, …
Que pensez-vous des ces millions de personnes torturées chaque jour par la faim, la soif, les maladies et les misères de toutes sortes ?

- … ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. … Que pensez-vous du traitement infligé à tous ces clandestins dans nos centres de rétention ?
Que pensez-vous de la surpopulation de nos prisons ?
Vous êtes-vous interrogé sur le pourquoi réel lié à cette surpopulation carcérale ?
Ne voyez-vous pas que ce dévastateur système économique, auquel vous paraissez être inféodés, gauche et droite confondues, est en grande partie responsable de cette situation ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 7 à savoir que …

- … tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi …
Seuls les ignorants … ou les nantis … peuvent croire en cette déclaration car comme l’a si bien écrit Jean de La Fontaine … selon que l’on soit riche ou misérable … et cela sera plus vrai encore, avec la disparition annoncée et commencée de bien des tribunaux et ce, malgré la descente dans les rues des avocats et des magistrats.
Elle se trouve où cette égale protection de la loi si nous devons, sans moyen financier, faire des centaines de kms pour tenter de faire respecter nos droits devant un tribunal, ou ne serait-ce que pour pouvoir nous offrir, non pas un ténor du barreau inabordable, mais seulement un simple avocat ?
Est-ce que supprimer de nombreux prud’hommes par exemple, va aider les justiciables du travail dans la résolution de leurs problèmes … ou les décourager à défendre leurs droits, à cause de cet éloignement et des frais qui en découleront forcément ?

- Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination … Que penser des discriminations du travail et salariale homme/femme ? Que penser des discriminations sociales entre les chômeurs et des Députés s’octroyant une indemnité à vie de 1200€ mensuel ?
Que dire aussi du statut d’un politique qui, nommé à un poste ministériel se voit, après seulement 48h, assuré d’une retraite à vie … et les 40 années exigées pour tous les autres citoyens ?
Et pour finir, que penser de la provocation Présidentielle d’augmenter, sans l’ombre d’une hésitation, ses émoluments personnels alors qu’il était prévu de faire faire un maximum d’économies à l’Etat ? N’est-ce pas une décision discriminatoire semblant aller dans le sens d’une vision inversée de la directive Bolkestein … réfutée par des millions d’européens ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 12 à savoir que …

- … nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, …
Ne pensez-vous pas, et peu importe les raisons invoquées, que la multiplication des vidéosurveillances en tous genres, ainsi que tous les gadgets électroniques utilisés par nos polices, sans oublier la tentation exercée par l’utilisation de nos codes génétiques à usages policiers, commencent à écorner gravement les intentions de cet article ?

- Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Seule l’extrême vigilance d’une politique responsable et active pourra nous protéger des "tentations arbitraires" de la loi. Serez-vous à la hauteur de ces prétentions humanistes ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 13 à savoir que …

- … toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat …
Sauf si elle n’est pas native de ce pays, car ce ne sont pas tous ces réfugiés de la misère humaine, renvoyés très souvent sans ménagement, vers leur misérable destin, qui illustreront positivement les termes de cet article. On ne peut pas dites-vous, accueillir toute la misère du monde ? Cela est certain lorsque je vois la pauvreté et la précarité, d’une manière exponentielle, toucher aujourd’hui près de 8 millions de nos concitoyens. Mais qu’avez-vous donc oublié de faire, ou fait de travers, pour que nous en soyons arrivés là ?

- Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, …
Pour partir en vacances c’est possible. Si l’on est un riche, même si l’on est un dictateur déchu et en exil forcé, c’est encore possible. Mais si vous êtes pauvres, même en danger de mort, de faim, de guerre … là c’est une toute autre histoire.

- … et de revenir dans son pays …
Libre si l’on rentre de vacances … ou plébiscité et remis au pouvoir par une junte quelconque … ou tout simplement renvoyé par charter à sa misère, par la faute de politiques et de politiciens sans envergure, zélateurs acharnés et à la solde d’un système économique ultralibéral, usurier et sans une once d’humanisme.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 14 à savoir que …

- … devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays …
Que pensez-vous faire pour que soit éradiquée la misère sous toutes ses formes ? Continuer à servir l’intérêt des multinationales et de leurs actionnaires au détriment des peuples qui font leurs richesses, ou changerez-vous radicalement votre politique en la mettant au service des hommes par une action résolument sociale et humaniste ?

- … Ce droit ne peut-être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies …
Quand cesserez-vous d’accueillir, leur accordant ainsi une reconnaissance internationale, sous les ors de la République, ces Chefs d’Etats corrompus, antidémocratiques et aux antipodes de ces principes ? Pour l’intérêt des peuples qu’ils sont sensés représenter … ou plus sûrement, pour répondre à l’attente impatiente des multinationales auxquelles vous vous inféodez de plus en plus, intéressées uniquement par de futurs et prometteurs profits ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 15 à savoir que …

- … tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité …
N’y a-t’il pas une discrimination certaine à accorder par exemple, sans trop de tracas, et très souvent assez rapidement la nationalité française, uniquement aux personnes pouvant, dans un domaine quelconque, apporter un plus, même insignifiant comme le sport, à notre pays et à dresser pour les autres, ceux qui n’ont que leurs bras à nous offrir, des barrières trop souvent insurmontables ? Il est vrai que l’histoire de ce monde est remplie de ce type d’arbitraire avec, par exemple, l’asile, le refuge et l’accueil que reçurent bon nombre de criminels de guerre qui mettront leurs criminels talents au service de leur pays d’adoption. La France, deviendra bien terre d’asile en 1986 à l’ex dictateur d’Haïti, Jean-Claude Duvalier dit "Bébé Doc", qui s'exila avec sa famille en France avec l'aide des Etats-Unis.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 17 à savoir que …

- … nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Pourquoi ne légiférez-vous pas pour aider tous ceux qui, bien souvent pour des raisons majeures comme un licenciement, se retrouvent très vite et très souvent privés de leur maison, rachetée par l’organisme prêteur à un prix souvent très inférieur à sa réelle valeur, ne couvrant jamais le solde de l’emprunt, ce qui obligera l’emprunteur à devoir continuer à payer les traites d’un bien qui ne lui appartient plus ; bien qui sera alors revendu au prix fort.
C’est vrai ! J’oubliais que RIEN ne doit entraver la libération du Marché … pas même lorsque les spoliations, quelles qu’elles soient, sont injustifiées. Il est vrai que vos lois donnent le plus souvent raison au Puissant qu’au petit. Et vous osez parler de justice sociale …

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 18 à savoir que …

- … toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience …
Qu’est-ce qu’avoir le droit de penser librement et en conscience si vous ne tenez pas compte, par exemple, du résultat référendaire de 2002 disant un non massif à une Constitution Européenne antisociale, en ne nous consultant plus sur le simulacre de changement apporté à cette même Constitution ?
En agissant ainsi, ne pensez-vous pas que ce droit de "penser librement et en conscience," ressemble plus à un "cause toujours tu m’intéresses" méprisant, qu’à un droit citoyen ?

- … ce droit implique la liberté de changer [...] de conviction …
N’est-ce pas exactement ce qu’une grande majorité de la gauche socialiste et parlementaire fait en soutenant, chaque fois un peu plus et depuis près de 20 ans, une politique ultralibérale aujourd’hui triomphante ? Il suffit pour s’en convaincre, de voir le ralliement presque unanime de ses dirigeants, premier Secrétaire en tête, aux pseudos modifications apportées à un traité constitutionnel pourtant refusé par la majorité de sa base. Sans oublier bien sûr le départ et les démissions de plusieurs membres directeurs du PS … et de son idéal, pour répondre précipitamment à l’appel des sirènes Présidentielles.

- … ainsi que la liberté de manifester sa [...] conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé …
Un droit que les gouvernements en place ont toujours su exploiter … et même surexploiter lors de la dernière Présidentielle, avec par exemple, le matraquage télévisuel total du principal candidat qui, en ne démissionnant pas, profitera jusqu’à la dernière seconde de son poste de Ministre de l’Intérieur pour "faire campagne" … C’est vrai ! Nous pouvons manifester ouvertement nos désaccords dans des grèves ou dans la rue… mais toujours jusqu’à un certain point … à ne pas dépasser, sous peine de devoir faire face aux forces policières ; mais ce qui me navre le plus c’est de devoir faire face à ces mêmes forces policières … sous un gouvernement de gauche.

- … liberté de manifester ses convictions … par l’enseignement …
Comme pendant la campagne présidentielle où une opinion publique en mal de leader, dut subir le matraquage médiatique constant d’un des principaux candidats, à grands coups de slogans populistes.
Ne pourrait-on pas pour éviter dans l’avenir un tel débordement télévisuel, redonner aux français, le goût des débats politiques, ouverts à tous, avant que le gouvernement en place ne décide de passer outre les attentes des citoyens, comme, une fois encore, dans la rédaction et la ratification d’un Traité Constitutionnel concernant 500 millions de personnes dont 62 millions de français ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 21 à savoir que …

- […] La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics …
Ici je m’adresse directement aux parlementaires de gauche. Nous vous avons porté au pouvoir de nombreuses fois au cours de ces 25 dernières années. Qu’en avez-vous fait ?
Où est passé cet idéal socialiste, auquel NOUS croyons toujours, et pour lequel nous vous avons élu ? Nous vous avons fait confiance tant de fois, pourquoi avoir pour le moins déçu, pour le plus trahi nos espérances ?
Pourquoi cette amnésie, cette cécité sur les réalités que sont la misère et les exclusions, engendrées par votre acceptation tacite d’une mise en application assassine de directives inhumaines, imposées par une politique économique scélérate, mais présentée depuis des décennies et à longueur d’antenne, comme unique recours possible, capable de répondre efficacement au marasme économique mondial ? Pourtant il vous suffirait de dire NON ! Et alors vous auriez tout un peuple, non pas FACE à vous, mais AVEC vous.

- … cette volonté doit s’exprimer par des élections […]
Dans ce cas, pourquoi ne pas toujours traiter par référendum, les questions fondamentales qui engagent notre pays, comme l’Europe, vers un avenir auquel nous devrons participer, de gré comme de force ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 22 à savoir que …

- … toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale …
Nombre de pays envient notre système social. Pourquoi, sous prétexte de le sauver, l’affaiblissez-vous au point de le rendre en grande partie, responsable de nos déficits actuels ?
Pourquoi recherchez-vous des remèdes, par le biais presque exclusif de l’augmentation des cotisations sociales des travailleurs et, paradoxalement, l’abaissement des charges des employeurs ? Pour sauvegarder l’emploi dites-vous ? Fort bien, mais alors, pourquoi cette solution n’arrive pas à résorber le chômage d’une manière significative ? Pourquoi ne pas chercher cette solution vers la création d’une taxe Tobin par exemple ? Certains d’entre vous en ont parlée. François Mitterrand le premier. N’y a-t-il donc personne pour reprendre ce flambeau ?
Pourtant il est bien connu qu’une telle taxe, au taux plus que raisonnable de moins de 1%, comblerait définitivement le trou de notre Sécurité Sociale. A ce sujet, je m’interroge encore sur le refus de L.O (3 élus) et l’abstention de la L.C.R (1 élu), qui feront capoter de 3 voix, le vote en faveur de cette taxe voulue pourtant par le P.S.E et les Verts le 20 janvier 2000 ? Ne peut-on pas user … peut être pour le bien de tous, d’un compromis, sans pour cela se compromettre ?
En fait je m’interroge. N’y aurait-il pas derrière ce fiasco social, la volonté, non déclarée mais de plus en plus présente dans notre société de privatiser notre Sécurité Sociale ? Dans ce cas, qu’aurions-nous à gagner dans la mutation de ce service public en fonds de pensions privés, sinon l’incapacité pour les petites gens, de garder une couverture médicale digne de ce nom et une retraite, sinon fantastique, au moins sécurisée. Voyez ce qui se passe en Angleterre ou aux Etats Unis souvent cités en exemple. Couvertures financières inexistantes pour ceux qui ne peuvent pas payer. Soins et attentes hospitalières plus que médiocres. Retraites blackboulées pour tous les retraités de la firme (ENRON), après le scandale de sa faillite.
Prendrez-vous le risque de voir votre capital vieillesse, reçu en stocks options, s’effondrer brusquement et disparaître par suite de l’éclatement d’une bulle financière ou du jeu pervers d’actionnaires sans scrupule ?

- … elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques …
Croyez-vous sincèrement que l’ultralibéralisme puisse un jour répondre à cette attente ?

- … sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, [...]
Pensez-vous vraiment, que c’est en dressant ceux qui travaillent contre les chômeurs, Rmistes et autres grévistes, et en nettoyant nos cités au karcher, que vous pourrez réaliser cette espérance ?
Croyez-vous que l’effort national doive s’exercer, pour réussir, sur un plan uniquement répressif, face aux chômeurs et rmistes de trop longues durées ?
Quand et comment allez-vous exercer cette répression à l’égard des entreprises qui délocalisent et organisent sans retenue aucune, des plans sociaux dévastateurs dans l’unique but de faire de mirifiques profits, alors que vous n’arrivez même pas à faire respecter les quelques lois votées en faveur des ouvriers ?
Est-ce que, sur un plan européen, la directive Bolkestein est vraiment digne d’une coopération internationale ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 23 à savoir que …

- … toute personne a droit au travail …
Lequel, puisque l’on sait que c’est une denrée en voie de disparition ?

- … au libre choix de son travail …
Que choisir entre un C.E.S bidon et un stage de formation sans avenir, ou un contrat emploi-solidarité débilitant et des contrats intérimaires plus que précaires et insipides ?

- … à des conditions équitables et satisfaisantes de travail …
Où sont donc ces "conditions équitables et satisfaisantes" dans les offres ci-dessus ? Voici ce qu’en pensait Raoul Vaneigem dans son livre du savoir-vivre à l'usage des jeunes générations.

« Que reste-t-il d'étincelle humaine, c'est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, tué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l'enfer des semaines et l'infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l'abrutissement ?. De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de par tout sous les coups du travail forcé.»

Si cette approche philosophique du travail vous gène ; voici ce qu’en pensait Charles de Gaulle :

« La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »

- … et à la protection contre le chômage …
Mesdames et Messieurs les Député(e)s, pardonnez-moi si je reprends cet exemple ; mais vous qui vous êtes si bien protégé(e)s contre ce risque en vous octroyant, sans complexe, non seulement de confortables indemnités, mais en les inscrivant dans la durée puisque vous êtes certains de percevoir à vie, dans la pire des conjonctures, 1200€ mensuel.
N’êtes-vous pas gêner de réclamer dans un même temps, le durcissement des conditions à la conservation d’un misérable R.M.I, pour ceux qui ne répondraient pas aux critères imposés à un bon quémandeur d’emploi ?
Aussi, je pose la question suivante : La meilleure protection contre l’accroissement du chômage, ne pourrait-elle pas se faire par le renforcement des lois contre les licenciements injustifiés, les délocalisations abusives, l’abus par de nombreuses entreprises d’emplois précarisés types C.E.S (Contrat d’Exploitation Social) et surtout par l’amélioration du contrôle, aussi drastique que celui infligé aux chômeurs, de l’application de ces mêmes lois aux employeurs ?

- … Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal …
Notre Président semble avoir fort bien compris cette discrimination salariale en portant le sien au niveau de ses homologues européens les mieux nantis.
Ne pourriez-vous pas l’inciter à en faire de même ne serait-ce par exemple, qu’au niveau du salaire homme/femme fournissant un même travail ? C’est en route dites-vous ?
Avec le chantage à l’emploi actuel, je ne vois pas trop comment vous obligerez les entreprises à réaliser cet alignement salarial ? A moins que vous leur accordiez en compensation une ultime réduction des charges patronales. Par contre, je vois bien le MEDEF agir comme il en a l’habitude, c’est-à-dire, prendre la compensation, sans en honorer la contre partie.

- … Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine …
Savez-vous vraiment ce que signifie : "rémunération équitable pour quiconque travaille", lorsque que l’on sait que plus de 7 millions de salarié(e)s perçoivent un salaire inférieur à 722€ par mois et se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment de même que leur famille ?
Que plus de 12 millions ont moins de 843 euros de revenu mensuel ?
Et enfin que plus de 3 sans domicile fixe sur 10 ont un boulot à temps complet, partiel ou précaire, qu’ils gagnent souvent entre 900 et 1 300 euros, et cherchent pourtant où dormir soir après soir ?
A votre avis, où est passé "cette existence conforme à la dignité humaine" avec de tels salaires et qu’en pense les patrons du MEDEF ?

- … et complétée, s’il y a lieu, par tout autres moyens de protection sociale.
Par quels moyens voulez-vous aider ces personnes à retrouver leur dignité ?
En affaiblissant nos systèmes sociaux jusqu’à les détruire pour pouvoir enfin, les privatiser … et ainsi faire plaisir à ce même MEDEF qui souhaiterait bien pouvoir, ENFIN, dégager définitivement leurs entreprises de toutes entraves sociales … et s’approprier, ENFIN, cette manne immense et infinie de revenus tant convoitée … pour un euro symbolique ?
Laisser pourrir les situations pour mieux s’approprier leurs cadavres, tel est le but, non déclaré mais recherché sans relâche, et à atteindre le plus rapidement possible par les promoteurs de l’ultralibéralisme. Jusqu’à quand les laisserez-vous faire ?

- Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Si cela est vrai ; pourquoi n’intervenez-vous pas pour faire appliquer ce droit par les entreprises récalcitrantes ?
Pourquoi n’intervenez-vous pas légalement pour condamner sévèrement, celles qui menacent jusqu’à les renvoyer ceux qui chercheraient à en monter un ? Pour défendre l’intérêt des ouvriers, il y a les Prud’hommes dites-vous ?
Dans ce cas, pourquoi laissez-vous la Ministre de la justice en fermer une soixantaine ? N’y voyez-vous pas là, la fin programmée de l’ultime rempart du travailleur à l’encontre d’un pouvoir patronal omnipotent ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 24 à savoir …

- … toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
A votre avis, quels loisirs peut espérer une personne gagnant 800€ par mois ?
Travailler plus pour gagner plus préconise le Président ?
Mais qu’il nous dise combien fait un salaire horaire misérable multiplié par lui-même ? Réponse : des heures supplémentaires offertes aux entreprises, pour réaliser bien souvent, des travaux sans âme. Quant à l'ouvrier chargé de faire ces heures supplémentaires supposées lui apporter plus de bien être, croyez-vous sincèrement qu’il puisse s’offrir ce repos, ces loisirs et encore moins ces congés payés (obtenus par la force en 1936), auxquels cet article affirme qu’il a droit ?
Comment peut-on s’offrir de tels luxes alors que l’on a à peine de quoi survivre ? Comment prendre un congé, même payé, lorsque la précarité de l’emploi, Intérim, C.E.S, stages bidon, entrecoupés de chômage ou de retour au R.M.I, fait que ce soi-disant congé sera passé à la recherche d’un nouveau gagne-pain, tout aussi précaire que le précédent … au toujours misérable salaire ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 25 à savoir que …

- … toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé …
A quel niveau de vie se situe une personne ayant, pour assurer sa santé … la C.M.U ?

- … droit à un niveau de vie suffisant pour assurer son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation …
En allant aux restos du cœur ?

- … l’habillement, …
En les achetant chez Emmaüs ?

- … le logement, …
En couchant sous un pont, dans un squat, sous une tente ou dans un taudis quelconque ?

- … les soins médicaux, …
Avec des hôpitaux surchargés en manque de personnel ou carrément fermés car jugés non rentables ?

- … ainsi que pour les services sociaux nécessaires …

Services de plus en plus critiqués, vilipendés pour des dépenses jugées excessives.

- … elle a droit à la sécurité en cas de chômage …
Avec une sécurité en durée et aux prestations de plus en plus réduites ?

- … en cas de maladie …
En créant une "Franchise Sociale", en augmentant le prix des consultations et en diminuant les remboursements de nombre de médicaments ?

- … d’invalidité …
En réduisant au maximum les difficultés quotidiennes liées à chaque handicap.

- … de veuvage …
En reversant intégralement et non pas partiellement, la retraite du décédé au survivant, afin que celui-ci n’est pas à pâtir de cette amputation.

- … de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté …
En offrant à tous nos vieillards la possibilité, selon les cas, de finir leur existence chez-eux avec, si nécessaire, la présence d’aide médicale payée par l’Etat ou, pour les handicaps lourds, créer plus de centres médicalisés dignes de ce nom pour ne plus voir nos anciens, s’éteindre seul ou dans des mouroirs sordides.

- La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciale …
Et non pas fermer des maternités jugées peu rentables, exposant par ce fait, les femmes à faible revenu et trop éloignées à devoir prendre un double risque en accouchant seule ou mal entourée.
Plus de 300 maternités dont 40% dans le privé, ont fermé durant les dix dernières années sans que ces fermetures aient fait la preuve de leur efficacité. La crise d'aujourd'hui constitue plutôt un témoignage éloquent de l'incapacité des élites professionnelles et administratives, à cogérer de façon efficace le système de soins, c'est-à-dire à en définir des principes de fonctionnement et de régulation efficace et à en prédire les évolutions pour en tirer les conséquences en matière d'organisation et de financement.
Faire appel à la concentration des moyens hospitaliers est une grave erreur. Pour les maternités, seulement quelques centaines, concentrant alors la plus grande partie des moyens humains et techniques, conserveraient une activité. Ce qui signifie que, devenues de ce fait de véritables "usines", réalisant en moyenne cinq mille accouchements par ans, elles se trouveraient dans l'obligation, pour être en mesure d'accueillir toutes les femmes, de renvoyer 24 heures plus tard, mères et nouveau-nés, ne gardant que les cas les plus critiques. Croyez-vous qu’une telle situation réponde au souhait de cet article et que pensez-vous faire pour y remédier ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 26 à savoir que …

- … toute personne a droit à l’éducation.
L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Pourtant le démantèlement des écoles publiques et de la gratuité est déjà bien entamé à commencer par … les maternelles … en voie de passer dans le privé.
Un exemple : A Toulouse, deux crèches d’entreprises à but très lucratif sont en cours d’installation par le biais d’une entreprise privée répondant au doux nom de "Bébébiz" comme "Bébé bizness" et non "Bébé bizous" … il y a des quiproquos qui ne s’inventent pas ! Il est d’ailleurs prévu qu’un jour ou l’autre les postes d’enseignants de maternelles soient payés par les communautés de communes.

- L’enseignement élémentaire est obligatoire …
Mais à quelles conditions ?
Commençons par l’enseignement primaire et ses rentrées toujours plus onéreuses, ses classes surchargées au résultat national assez médiocre, lorsque l’on sait qu’il y a aujourd’hui en France, le pays de Jules Ferry, plus de 11% d’analphabètes.
Qu’avez-vous fait, ou plutôt, qu’avez-vous oublié de faire pour que éviter cette situation ?
Pourquoi avoir laissé s’installer et se propager la détérioration et la violence dans un nombre toujours plus croissant d’écoles et de collèges ? Par manque de moyens financiers dites-vous … ou par la volonté pratiquement affichée de désengager progressivement l’Etat de son devoir civique, en faisant appel à l’investissement matériel des entreprises privés ? Dois-je vous rappeler les raisons poussant étudiants et lycéens dans la rue ? Tenez-vous vraiment à créer en France cet enseignement à 3 vitesses, prôné et encensé par les promoteurs ultralibéraux ?

- Première vitesse :

Comme pour une quelconque voiture, c’est à elle de faire le maximum d’effort. L’école primaire comme le collège ne doivent donc servir qu’à apprendre le minimum. C’est-à-dire pouvoir, si c’est possible, être capable de déchiffrer un ordre écrit ; savoir éventuellement écrire au moins son nom ; pouvoir compter jusqu’à 10. Voilà un enseignement qui devrait satisfaire les dirigeants du MEDEF … avoir à disposition des gens sans culture, taillables et corvéables à merci. D’où l’importance des aides gouvernementales, normalement illicites après la séparation de l’église et de l’Etat, mais accordées en 1994 par le Ministre de l’Education Nationale de l’époque Mr François Bayrou grâce à la "Loi de Décentralisation". Cette aide venant en sus de la participation financière des familles, de l’Eglise et du Patronat aux écoles privées, sensées mieux préparer l’avenir de leurs enfants. Appauvrir l’un pour enrichir l’autre au nom d’une soi-disant équité.

- Seconde vitesse :

Servi par la première, le véhicule peut s’élancer vers sa vitesse de croisière. C’est ce que feront les enfants en entrant au lycée. Mais là encore, deux poids deux mesures entre privé et public, selon qu’on habite Neuilly ou la Courneuve. Mais c’est d’ici que sortent ou sortiront, la grande majorité des valets d’un MEDEF triomphant … si l’on y prend pas garde. D’où les manifestations étudiantes.

- Troisième vitesse :

Libre de tout effort superflu, la berline du MEDEF peut enfin s’élancer vers des horizons mirifiques, puisque c’est à travers les intelligences venues souvent du privé et sortant des Universités qu’il assoit et exerce son pouvoir. D’où l’importance vitale pour le MEDEF de couper l’herbe sous le pied de tous ces universitaires émergeant de milieux moins favorisés, arrivés là par la grâce d’un enseignement public mais honni par ces prétendues valeurs libérales. Pourquoi honni ? Car il est l’empêcheur, de part l’ouverture à la réflexion que les Universités dispensent à ceux qui peuvent y accéder, de pouvoir transformer, librement et sans aucune contrainte, universités et universitaires … en simples marchandises.

- L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé …
Je dois reconnaitre que, dans l’ensemble, la majorité des centres de formation et autres écoles d’enseignement technique relevant soit du secteur public, soit comme la plupart du secteur privé, ce qui se comprend aisément, sont assez performants, malgré certaines imperfections. Il semblerait par exemple que les filières scientifiques soient devenues le parent pauvre, l’Etat se dissociant de plus en plus de ce secteur par la politique et la mise en œuvre d’un enseignement technique dissocié et déterminé par le marché. Là encore, par ce dégagement financier et politique, l’Etat montre sa détermination à brader tous nos services publics. Juste une question : qu’attendez-vous pour réagir ?
Que l’on descende tous dans la rue en chantant le "Çà ira" ?

- … l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite …
S’il est encore possible aujourd’hui, pour un grand nombre d’étudiants, d’accéder aux études supérieures, selon leur mérite, cette "accession" s’exerce dans la plus illusoire des égalités.
Des exemples ? Bourses d’études trop souvent insuffisantes et parfois même refusées aux étudiants en ostéopathie par exemple, obligeant les moins fortunés à chercher un job, souvent pénible et mal rétribué, alors qu’ils devraient pouvoir mettre toute leur énergie à la réussite d’études longues (6 ans) et difficiles. Dites-moi encore où se trouve cette égalité lorsque, les études achevées et les diplômes obtenus, l’étudiant part à la recherche du premier emploi, car comme le faisait si bien remarquer l’humoriste Coluche :

« Ce n’est pas le tout d’avoir des bagages … encore faut-il savoir où les poser ».

Elle est où cette "égalité des chances" qui fait qu’un très grand nombre de diplômés universitaires ne pourront jamais exercer la profession pour laquelle ils ont tant sacrifié ?

- … L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales …
Croyez-vous sincèrement, que l’abandon de toute autorité et de gestion de l’Etat à l’égard des Universités, puisse renforcer le plein épanouissement et le respect des droits et de la liberté pour tous les hommes ? Permettez-moi d’en douter, au moins autant que peuvent en douter les universitaires descendus dans la rue.

- … Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux …
Croyez-vous réellement que la liquidation en direction du privé de tout notre système éducatif, puisse devenir porteur de valeurs comme la compréhension, la tolérance et l’amitié entre les peuples ?
Croire en cela, c’est être totalement aveugle et sourd à la misérable réalité de ce monde.

- … ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix ….
Croyez-vous sincèrement que la politique ultralibérale et mondialiste des marchés, soit sensible à la mission des Nations Unies ? J’ai plutôt l’impression que cette organisation n’existe que pour servir de conscience au manque total d’humanisme qui caractérise cette politique. La volonté guerrière affichée et délibérée de la politique économique des Etats-Unis dans le monde, à travers les bénéfices colossaux qu’elle génère en est bien la triste réalité.

- … Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.
A condition qu’ils en aient les moyens financiers, sinon … leurs seules priorités sera de tenter d’éviter le pire, comme l’analphabétisme et, plus tard, les galères et la misère pour leurs enfants.

- Ne pas oublier ce que proclame l’article 28 à savoir que …

- … toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Bien que balbutiant, la création du Tribunal pénal international indépendant pour l'ex-Yougoslavie (TPIY ou TPY), institué le 25 mai 1993 par la résolution 827 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, montre une certaine volonté des peuples à aller vers plus de justice. Créé pour juger les personnes présumées responsables de violations graves du Droit international humanitaire, il juge les actes « dirigés contre des personnes ou des biens protégés aux termes des dispositions de la Convention de Genève. Il fut adopté le 25 mai 1993 dans le seul but de juger les personnes présumées responsables de violations graves du droit humanitaire international commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991. Depuis la tenue de sa toute première audience, le 8 novembre 1994, le Tribunal a mis en accusation un total de 161 personnes, et a clos les procédures concernant 100 d’entre elles.
Il apparaît même que certaines personnalités d’ONG écologistes ont évoqué l'intérêt qu'il y aurait à ce que la compétence des tribunaux internationaux puisse être étendue aux crimes contre l'Environnement, en tant que l’on pourrait les considérer comme des crimes différés, contre l'humanité future.
La création d’un tel tribunal est donc essentiel, et démontre une fois encore la volonté affichée des peuples, de ne plus laisser impunis les auteurs, comme leurs commanditaires, de crimes de guerre et de génocides contre l’humanité. Je pense qu’il serait bon d’aller encore plus loin sur le sentier de la paix, et si un mea culpa des peuples est aujourd’hui impensable, pourquoi ne pas commencer par réécrire l’histoire de notre pays en reconnaissant sa responsabilité passée à l’égard, bien souvent, de nos propres concitoyens ?

- Ne pas oublier ce que proclame l’article 29 à savoir que …

- … l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
Comment pouvez-vous faire entendre aux plus démunis, ce que "devoirs envers la communauté" signifie, en leur imposant des lois que vous-mêmes ne respectez guère, et en les spoliant des droits élémentaires proclamés dans l’article 25 ?
Un exemple ? La protection à vie que vous vous êtes accordée en cas de chômage … Et la réduction drastique de ces mêmes droits … pour tous les autres.
[i]
- Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement …[/i]

Mais vous avez trouvé la parade pour vous protéger, légalement, de ces limitations (de chômage par exemple) … en votant la loi nécessaire à votre protection. Bel exemple de civisme … et de cynisme.

- … en vue d’assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d’autrui …
En vous votant cette loi inique, dites-moi où est passé le respect des droits et libertés … des autres ?

- … et afin de satisfaire aux justes exigences de le morale …
A votre avis … de quelle morale s’agit-il et qui satisfait-elle ?

- … de l’ordre public …
Ne croyez-vous pas qu’une grande partie du désordre social grandissant et actuel, soit issu de tous vos "oublis", à l’égard de cet article … pour ne pas dire de cette Déclaration Universelle ?

- … et du bien-être général dans une société démocratique.

Ne devrait-on pas parler plutôt de "mal être général dans une société de moins en moins démocratique" face à une dictature qui ne dit pas son nom mais que je nommerais, dictature du Marché, imposée par une politique économique mondialiste et ultralibérale … que vous ne cessez d’encenser ?

- Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.
Croyez-vous sincèrement que ces Nations (dés)-Unies, pantins dérisoires et impuissants, face aux dictats économiques et guerriers des Marchés américains, aient encore quelque pouvoir aujourd’hui ?
Quand et comment pensez-vous les aider à restaurer leur raison d’être ?

- Ne pas oublier ce que proclame l’article 30 à savoir que …

- Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant, pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
C’est précisément ce qui est entrain d’advenir et s’installera pour longtemps, si nous baissons notre garde en laissant faire et/ou en servant les politiques ultralibérales et les intérêts de ses promoteurs qui ignorent ou/et méprisent une telle Déclaration. Leur seul et unique soucis ?
Que RIEN n’entrave la libération et la dérèglementation du sacro-saint Marché et de ses monstrueux et indécents bénéfices.

Conclusion :

Pour éviter le retour à l’époque du "Germinal" de Zola … une seule solution … NOUS REVEILLER … citoyens du monde … si possible ensemble … et résister, de toute la force d’un peuple uni et décidé, à la suprématie et à la dictature des Marchés, dans notre pays … et dans le monde … avant qu’il ne soit trop tard et que nous n’ayons plus, comme alternative, que le feu et le sang.

Nous pouvons encore y parvenir si, chacun d’entre-nous, individuellement, puis uni aux autres, ouvrons nos cœurs, nos esprits et mettons ces deux forces au service de cette grande vision humaniste et fraternelle matérialisée par La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme affirmant que :

- Considérant qu’une conception commune des ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir cet engagement …
En voyant ce qui se passe dans notre pays et sur la planète, je ne crois pas me tromper en affirmant que les politiques qui gouvernent le monde n’ont absolument rien de commun avec l’attente légitime des peuples.
Quand remplirez-vous cet engagement ?

- … L’Assemblée générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société …
Qu’entendez-vous faire pour atteindre cet idéal ?

- … ayant cette Déclaration constamment à l’esprit
Il semblerait que vous ayez la mémoire courte à ce sujet SAUF … pour la rappeler, en donneurs de leçon, aux grands despotes des nations de ce monde.
Que pensez-vous de l’idée suivante qui consisterait à devenir un exemple pour les autres peuples en réalisant, en France, cet idéal humaniste ?
Utopie direz-vous ? Soit ! Mais n’avons-nous pas été, dans un passé toujours présent chez tous bons philosophes, les porteurs de flambeau d’un "Siècle des Lumières" dans le monde ?

- … s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés …
Pourquoi, dans ce cas, laisser se liquéfier en le privant de ses moyens, l’enseignement laïque, ne réservant et ne "développant" ces "droits et libertés" qu’à une certaine élite, via un enseignement et une éducation scolaire primaire, puis universitaire plus que coûteux ?
En tant qu’édiles vous êtes pour la majorité, issus d’un milieu privilégié et avez eu droit, à ce titre, à ce qu’il y a de meilleur. Pourquoi vouloir empêcher ceux qui le souhaitent et qui en sont capables, d’accéder sans contrainte à ces savoirs ? Par peur de perdre, en le partageant, le privilège, le pouvoir ainsi que la possibilité d’accéder aux plus hautes fonctions offertes aux hommes bien nés ?
Même si certains parmi vous, sont issus du monde ouvrier, je vous rassurerais en disant qu’ils ne sont pas meilleurs que vous. Et très souvent loin s’en faut. En fait, peu nombreux sont les hommes à ne pas vouloir être Calife à la place du Calife. C’est apparemment bien inscrit dans nos gènes. D’où sans doute, votre difficulté à garder cette Déclaration constamment à l’esprit.

- … et d’en assurer, par des mesures progressives …
Il est vrai qu’en ce qui touche à cette Déclaration, nous n’avons rien à craindre, car que vous soyez Députés, Ministres ou tout autre chose, vous savez tous garder, en ce qui concerne la mise en application d’une véritable justice sociale, un train de … Sénateur !

- … d’ordre national …
Il serait plus que temps … à condition que vous retrouviez dans son essence humaniste, le courage et la volonté politique de lui donner vie. Et si vous n’y croyez pas, ou plus, ayez au plus, l’honnêteté de vous retirer … au moins de vous abstenir de mentir. Je ne vous juge pas, je constate, c’est tout !

- … et international …
Quelle différence y a-t-il entre La Déclaration Universelle des droits de l’homme … et la mise en place, par-dessus la volonté des peuples, de votre sinistre Constitution antisociale Européenne ?

Les 80 millions de personnes survivant dans la plus extrême pauvreté.

- … la reconnaissance et l’application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.
On peut toujours rêver.

Citoyen du Monde.

P.S :
J’ai, comme certainement une majorité de français, pris la peine d’écouter les propositions du Président de la République concernant notre pouvoir d’achat et assisté en direct, à la fin programmée des 35H. A ses yeux, ces 35h seraient, en grande partie, tenues pour responsable du manque de pouvoir d’achat dans notre pays. Le remède Présidentiel ?
Inciter les français à faire des heures supplémentaires et monétiser les RTT après accord avec leurs entreprises. Mais une fois les avoir bradées, que vous restera-t-il à monnayer ?
Plus rien, puisque vous aurez négocié la fin des 35H dans votre entreprise, ouvrant grand la porte à une flexibilité accrue du travail. Voilà un beau cadeau fait au patronat n’est-ce pas ?
Sur le travail du dimanche, n’est-ce pas se moquer, ou ignorer totalement les réalités salariales des 8 millions de pauvres de ce pays car, multiplier un misérable salaire horaire, même à 100%, en travaillant un dimanche, ne transformera jamais celui-ci en une rémunération digne de ce nom. Cela ne fera que le rendre un peu plus esclave de sa misère. Et puis, croyez-vous que le travail dominical favorisera le rapprochement dans les familles ?
Je pense plutôt que cette "ouverture sociale" présidentielle, ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu au mal être de nos banlieues. Et que veut dire "être payé sur la base du volontariat" ? A part ceux qui aiment ou font un travail choisi par eux … cette notion de "volontariat" éveille en moi comme un malaise, le souvenir diffus d’un S.T.O (Service du Travail Obligatoire) de triste mémoire. Quel rapport peut-il y avoir entre S.T.O et travail volontaire ?

Pour obliger les hommes à aller travailler, il faut un aiguillon. En temps "normal" le fait de vivre en communauté suffit pour nous y pousser. En temps de guerre, c’est le fait d’être, contraint de force par l’occupant et aider par ceux qui le servent, de lui obéir.

Aujourd’hui, c’est par l’invisible mais indicible "violence" déployée par les Maîtres du Marché, créateurs "volontaires" et conscients du marasme social, bien secondé par tous ceux qui chantent leurs louanges, qui poussera les plus pauvres, donc les plus nombreux, à se porter "volontaires".
Chaque fois, qu’ils le voudront ? Que nenni ! Mais seulement lorsque l’entreprise aura besoin d’eux. Ils deviendront par exemple les S.T.O du dimanche, prisonniers "volontaires( ?)" d’une misère voulue, entretenue et imposée par ceux qu’ils enrichissent.

Que penser de ce fameux "stock" d’heures supplémentaires, détenu en particulier par les hôpitaux publics, qui serait susceptible de pouvoir être reversé aux fonctionnaires concernés, en pouvoir d’achat ? Lorsque l’on connaît le manque cruel de personnel hospitalier, ne serait-il pas plus sage d’embaucher, et que ce soient par des embauches que l’on réduise ce stock d’heures ?

Maintenant, à quoi bon parler d’une défiscalisation des primes de fin d’année et du déblocage des fonds de participations, pour ceux à qui la précarité de leur emploi interdit d’espérer d’en recevoir une ?
Quels gains peuvent-ils espérer d’une telle annonce ?
Pourtant le Président s’adressait bien à tous ceux "qui n’ont pas peur de travailler". Sans oublier ceux qui n’ont ni travail, ni logement … ni de poste de télévision pour l’entendre. Mais pour ces gens là … aucune proposition.

Je remarquerai encore, que rien ne fut dit au sujet des retraites. Pourtant, si j’ai bon souvenir, le candidat à l’investiture suprême l’avait annoncé lors de son face à face avec son adversaire, assurant qu’il ferait en sorte de ne pas oublier tous ces petits retraités, qui n’ont pas le moyen de se payer un dentier ou une paire de lunettes … et qui votèrent pour lui à plus de 68 %. Ah, l’amnésie …
C’est peut être pour cette raison que rien ne fut dit sur une éventuelle augmentation des salaires, car il est bien entendu que si le Père Noël existe … ce ne sera pas le Président … hormis le fait qu’il joue parfaitement ce rôle auprès de son grand ami … le MEDEF. Il m’a suffit de voir le sourire béat et d’entendre les louanges lancées par une de ses responsables, dont j’ai oublié le nom, à la télévision, après le discours Présidentiel, pour me convaincre que quoi qu’il ait dit … le Père Noël existe bien … le MEDEF l’a rencontré.

Je constate encore que, comme il n’y a, selon le Président, plus d’argent dans les caisses de l’Etat (sauf pour s’octroyer une plus que substantielle augmentation), qu’il vendra, et donc privatisera un peu plus, 3% du capital "vache à lait pour l’Etat" d’EDF, dans le but louable d’aider à l’investissement des universités. Ce qui permettra à l’Etat, le jour où il décidera d’abandonner tout subventionnement de l’éducation nationale, de privatiser Ecoles et Universités au moindre coup pour le repreneur. Et ce, malgré le dénigrement Présidentiel à une telle braderie, la privatisation supplémentaire de 3% d’EDF faisant foi. Nous prendrait-on pour des truffes !

Je terminerais par, à mes yeux, les 3 seules propositions positives du Président … et oui, il y en a … en direction du logement :

- L’indexation des loyers sur l’indice des prix et non plus sur celui de la construction.
- La réduction à 1 mois de loyer comme garantie exigée aux locataires,
- La mise en place d’un système de "mutualisation publique" permettant de ne plus réclamer de caution aux locataires.

J’attendrai de voir l’impact de ces propositions dans la réalité avant de polémiquer sur le sujet.

Cette fois j’en ai terminé avec mon "coup de g…". Excusez-moi pour la longueur de cette lettre mais c’est le sujet débattu qui l’exigeait. Aussi, je remercie celles et ceux qui auront eu le courage d’aller jusqu’au bout.

Pour tout contact : mic.ribeiro@yahoo.fr








Lettre ouverte aux politiques

Posté le 05.12.2007 par ecriturelibre
Lettre ouverte aux femmes et hommes politiques de tout bord – 4/12/2007-

Mesdames et Messieurs les politiques bonjour,
Permettez-moi, avant toute chose, de me présenter rapidement : Michel Ribeiro – 64 ans – Retraité – Français et Citoyen du monde. Et c’est comme tel, puisque, selon vous, nous voilà entrés dans un système de « Libre Echange économique » appelé plus communément, Mondialisation, que je vous dis ASSEZ !

ASSEZ de discours hypocrites et mensongers ! Nous sommes fatigués par toutes vos tergiversations politiciennes nous enjoignant de faire preuve de plus de compréhension, de plus de patience, de moins d’exigence, de plus de ceci, de moins de cela … etc.

Que devons-nous comprendre ? Que vous ne pouvez pas, ou que vous ne voulez pas voir le peuple de France vivre, et non pas survivre, en profitant, réellement, de toutes les richesses qu’il produit ? Avez-vous oublié ce que vos aîné(e)s en politique déclaraient par écrit le 10 décembre 1948 ?

[i]« Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression »[/i]

Non ? Alors pourquoi laissez-vous un système économique scélérat, ruiner notre espérance en un monde un peu moins inhumain, un peu plus fraternel, poussant, chaque jour un peu plus d’hommes, de femmes et d’enfants à la rue, au désespoir et à la violence.

- Il semblerait que vous ayez oublié, que dans sa Charte …

- … les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des hommes et des femmes … et non uniquement celui du profit au détriment de celui du peuple.

- Qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social … et pas exclusivement celui de la spéculation.

- … et à instaurer de meilleures conditions de vie …
Pensez-vous que les ponts et les trottoirs de nos cités ; les tentes des sans abris ; les taudis aux loyers exorbitants ; les squats et les bidonvilles, répondent à cette intention ?

- … dans une liberté plus grande …
Celle des marchés, des spéculateurs et de ceux qui les et qui nous gouvernent sûrement, mais certainement pas celle des simples citoyens, avec l’intensification massive de contrôles et flicages en tous genres et dans toujours plus de domaines.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 4 à savoir que …

- … nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude …
Les chômeurs, ne sont-ils pas devenus les esclaves d’un système économique assassin, s’enrichissant outrageusement sur leurs souffrances ?
Que penser du Rmiste qui, pour ne pas se voir retirer sa misérable allocation, se voit contraint d’accepter n’importe quoi pour un salaire trop souvent plus que miteux et presque toujours pour très peu de temps ?

- ... l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes …
Alors que penser de tous ces négriers profitant sans vergogne de la détresse d’émigrés, clandestins ou non, croyant trouver dans ce pays, fondateur de ces beaux principes, cette dignité et ce droit à la vie que lui dénie une "mondialisation" que vous sacralisez, bien que destructrice ?
Que faites vous pour que cessent ces horreurs, sinon dresser ceux qui travaillent contre « ces assistés chômeurs, profiteurs éhontés des ASSEDIC, ces fainéants qui feraient mieux d’accepter, pour leur dignité( ?), n’importe quel travail, payé le plus souvent au rabais … et que nombre d’entre vous, présente comme des parasites, responsables des déficits sociaux » ?
A quels niveaux de responsabilités placez-vous nos grandes entreprises dans ces déficits, lorsque l’on connaît leurs engouements pour les délocalisations et ses corollaires, les trop fameux "plans sociaux" … au nom de la sacrosainte loi du marché ? Que faites-vous pour les stopper … à part nous répéter, jusqu’à vous en convaincre (?), à longueur d’antenne, que c’est le prix à payer pour mettre en place et réaliser ce soi-disant progrès social, mondial, à venir ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 5 à savoir que …

- … nul ne sera soumis à la torture, …
Que pensez-vous des ces millions de personnes torturées chaque jour par la faim, la soif, les maladies et les misères de toutes sortes ?

- … ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. … Que pensez-vous du traitement infligé à tous ces clandestins dans nos centres de rétention ?
Que pensez-vous de la surpopulation de nos prisons ?
Vous êtes-vous interrogé sur le pourquoi réel lié à cette surpopulation carcérale ?
Ne voyez-vous pas que ce dévastateur système économique, auquel vous paraissez être inféodés, gauche et droite confondues, est en grande partie responsable de cette situation ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 7 à savoir que …

- … tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi …
Seuls les ignorants … ou les nantis … peuvent croire en cette déclaration car comme l’a si bien écrit Jean de La Fontaine … selon que l’on soit riche ou misérable … et cela sera plus vrai encore, avec la disparition annoncée et commencée de bien des tribunaux et ce, malgré la descente dans les rues des avocats et des magistrats.
Elle se trouve où cette égale protection de la loi si nous devons, sans moyen financier, faire des centaines de kms pour tenter de faire respecter nos droits devant un tribunal, ou ne serait-ce que pour pouvoir nous offrir, non pas un ténor du barreau inabordable, mais seulement un simple avocat ?
Est-ce que supprimer de nombreux prud’hommes par exemple, va aider les justiciables du travail dans la résolution de leurs problèmes … ou les décourager à défendre leurs droits, à cause de cet éloignement et des frais qui en découleront forcément ?

- Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre toute provocation à une telle discrimination … Que penser des discriminations du travail et salariale homme/femme ? Que penser des discriminations sociales entre les chômeurs et des Députés s’octroyant une indemnité à vie de 1200€ mensuel ?
Que dire aussi du statut d’un politique qui, nommé à un poste ministériel se voit, après seulement 48h, assuré d’une retraite à vie … et les 40 années exigées pour tous les autres citoyens ?
Et pour finir, que penser de la provocation Présidentielle d’augmenter, sans l’ombre d’une hésitation, ses émoluments personnels alors qu’il était prévu de faire faire un maximum d’économies à l’Etat ? N’est-ce pas une décision discriminatoire semblant aller dans le sens d’une vision inversée de la directive Bolkestein … réfutée par des millions d’européens ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 12 à savoir que …

- … nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, …
Ne pensez-vous pas, et peu importe les raisons invoquées, que la multiplication des vidéosurveillances en tous genres, ainsi que tous les gadgets électroniques utilisés par nos polices, sans oublier la tentation exercée par l’utilisation de nos codes génétiques à usages policiers, commencent à écorner gravement les intentions de cet article ?

- Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.
Seule l’extrême vigilance d’une politique responsable et active pourra nous protéger des "tentations arbitraires" de la loi. Serez-vous à la hauteur de ces prétentions humanistes ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 13 à savoir que …

- … toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat …
Sauf si elle n’est pas native de ce pays, car ce ne sont pas tous ces réfugiés de la misère humaine, renvoyés très souvent sans ménagement, vers leur misérable destin, qui illustreront positivement les termes de cet article. On ne peut pas dites-vous, accueillir toute la misère du monde ? Cela est certain lorsque je vois la pauvreté et la précarité, d’une manière exponentielle, toucher aujourd’hui près de 8 millions de nos concitoyens. Mais qu’avez-vous donc oublié de faire, ou fait de travers, pour que nous en soyons arrivés là ?

- Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, …
Pour partir en vacances c’est possible. Si l’on est un riche, même si l’on est un dictateur déchu et en exil forcé, c’est encore possible. Mais si vous êtes pauvres, même en danger de mort, de faim, de guerre … là c’est une toute autre histoire.

- … et de revenir dans son pays …
Libre si l’on rentre de vacances … ou plébiscité et remis au pouvoir par une junte quelconque … ou tout simplement renvoyé par charter à sa misère, par la faute de politiques et de politiciens sans envergure, zélateurs acharnés et à la solde d’un système économique ultralibéral, usurier et sans une once d’humanisme.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 14 à savoir que …

- … devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays …
Que pensez-vous faire pour que soit éradiquée la misère sous toutes ses formes ? Continuer à servir l’intérêt des multinationales et de leurs actionnaires au détriment des peuples qui font leurs richesses, ou changerez-vous radicalement votre politique en la mettant au service des hommes par une action résolument sociale et humaniste ?

- … Ce droit ne peut-être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies …
Quand cesserez-vous d’accueillir, leur accordant ainsi une reconnaissance internationale, sous les ors de la République, ces Chefs d’Etats corrompus, antidémocratiques et aux antipodes de ces principes ? Pour l’intérêt des peuples qu’ils sont sensés représenter … ou plus sûrement, pour répondre à l’attente impatiente des multinationales auxquelles vous vous inféodez de plus en plus, intéressées uniquement par de futurs et prometteurs profits ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 15 à savoir que …

- … tout individu a droit à une nationalité. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité …
N’y a-t’il pas une discrimination certaine à accorder par exemple, sans trop de tracas, et très souvent assez rapidement la nationalité française, uniquement aux personnes pouvant, dans un domaine quelconque, apporter un plus, même insignifiant comme le sport, à notre pays et à dresser pour les autres, ceux qui n’ont que leurs bras à nous offrir, des barrières trop souvent insurmontables ? Il est vrai que l’histoire de ce monde est remplie de ce type d’arbitraire avec, par exemple, l’asile, le refuge et l’accueil que reçurent bon nombre de criminels de guerre qui mettront leurs criminels talents au service de leur pays d’adoption. La France, deviendra bien terre d’asile en 1986 à l’ex dictateur d’Haïti, Jean-Claude Duvalier dit "Bébé Doc", qui s'exila avec sa famille en France avec l'aide des Etats-Unis.

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 17 à savoir que …

- … nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Pourquoi ne légiférez-vous pas pour aider tous ceux qui, bien souvent pour des raisons majeures comme un licenciement, se retrouvent très vite et très souvent privés de leur maison, rachetée par l’organisme prêteur à un prix souvent très inférieur à sa réelle valeur, ne couvrant jamais le solde de l’emprunt, ce qui obligera l’emprunteur à devoir continuer à payer les traites d’un bien qui ne lui appartient plus ; bien qui sera alors revendu au prix fort.
C’est vrai ! J’oubliais que RIEN ne doit entraver la libération du Marché … pas même lorsque les spoliations, quelles qu’elles soient, sont injustifiées. Il est vrai que vos lois donnent le plus souvent raison au Puissant qu’au petit. Et vous osez parler de justice sociale …

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 18 à savoir que …

- … toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience …
Qu’est-ce qu’avoir le droit de penser librement et en conscience si vous ne tenez pas compte, par exemple, du résultat référendaire de 2002 disant un non massif à une Constitution Européenne antisociale, en ne nous consultant plus sur le simulacre de changement apporté à cette même Constitution ?
En agissant ainsi, ne pensez-vous pas que ce droit de "penser librement et en conscience," ressemble plus à un "cause toujours tu m’intéresses" méprisant, qu’à un droit citoyen ?

- … ce droit implique la liberté de changer [...] de conviction …
N’est-ce pas exactement ce qu’une grande majorité de la gauche socialiste et parlementaire fait en soutenant, chaque fois un peu plus et depuis près de 20 ans, une politique ultralibérale aujourd’hui triomphante ? Il suffit pour s’en convaincre, de voir le ralliement presque unanime de ses dirigeants, premier Secrétaire en tête, aux pseudos modifications apportées à un traité constitutionnel pourtant refusé par la majorité de sa base. Sans oublier bien sûr le départ et les démissions de plusieurs membres directeurs du PS … et de son idéal, pour répondre précipitamment à l’appel des sirènes Présidentielles.

- … ainsi que la liberté de manifester sa [...] conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé …
Un droit que les gouvernements en place ont toujours su exploiter … et même surexploiter lors de la dernière Présidentielle, avec par exemple, le matraquage télévisuel total du principal candidat qui, en ne démissionnant pas, profitera jusqu’à la dernière seconde de son poste de Ministre de l’Intérieur pour "faire campagne" … C’est vrai ! Nous pouvons manifester ouvertement nos désaccords dans des grèves ou dans la rue… mais toujours jusqu’à un certain point … à ne pas dépasser, sous peine de devoir faire face aux forces policières ; mais ce qui me navre le plus c’est de devoir faire face à ces mêmes forces policières … sous un gouvernement de gauche.

- … liberté de manifester ses convictions … par l’enseignement …
Comme pendant la campagne présidentielle où une opinion publique en mal de leader, dut subir le matraquage médiatique constant d’un des principaux candidats, à grands coups de slogans populistes.
Ne pourrait-on pas pour éviter dans l’avenir un tel débordement télévisuel, redonner aux français, le goût des débats politiques, ouverts à tous, avant que le gouvernement en place ne décide de passer outre les attentes des citoyens, comme, une fois encore, dans la rédaction et la ratification d’un Traité Constitutionnel concernant 500 millions de personnes dont 62 millions de français ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 21 à savoir que …

- […] La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics …
Ici je m’adresse directement aux parlementaires de gauche. Nous vous avons porté au pouvoir de nombreuses fois au cours de ces 25 dernières années. Qu’en avez-vous fait ?
Où est passé cet idéal socialiste, auquel NOUS croyons toujours, et pour lequel nous vous avons élu ? Nous vous avons fait confiance tant de fois, pourquoi avoir pour le moins déçu, pour le plus trahi nos espérances ?
Pourquoi cette amnésie, cette cécité sur les réalités que sont la misère et les exclusions, engendrées par votre acceptation tacite d’une mise en application assassine de directives inhumaines, imposées par une politique économique scélérate, mais présentée depuis des décennies et à longueur d’antenne, comme unique recours possible, capable de répondre efficacement au marasme économique mondial ? Pourtant il vous suffirait de dire NON ! Et alors vous auriez tout un peuple, non pas FACE à vous, mais AVEC vous.

- … cette volonté doit s’exprimer par des élections […]
Dans ce cas, pourquoi ne pas toujours traiter par référendum, les questions fondamentales qui engagent notre pays, comme l’Europe, vers un avenir auquel nous devrons participer, de gré comme de force ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 22 à savoir que …

- … toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale …
Nombre de pays envient notre système social. Pourquoi, sous prétexte de le sauver, l’affaiblissez-vous au point de le rendre en grande partie, responsable de nos déficits actuels ?
Pourquoi recherchez-vous des remèdes, par le biais presque exclusif de l’augmentation des cotisations sociales des travailleurs et, paradoxalement, l’abaissement des charges des employeurs ? Pour sauvegarder l’emploi dites-vous ? Fort bien, mais alors, pourquoi cette solution n’arrive pas à résorber le chômage d’une manière significative ? Pourquoi ne pas chercher cette solution vers la création d’une taxe Tobin par exemple ? Certains d’entre vous en ont parlée. François Mitterrand le premier. N’y a-t-il donc personne pour reprendre ce flambeau ?
Pourtant il est bien connu qu’une telle taxe, au taux plus que raisonnable de moins de 1%, comblerait définitivement le trou de notre Sécurité Sociale. A ce sujet, je m’interroge encore sur le refus de L.O (3 élus) et l’abstention de la L.C.R (1 élu), qui feront capoter de 3 voix, le vote en faveur de cette taxe voulue pourtant par le P.S.E et les Verts le 20 janvier 2000 ? Ne peut-on pas user … peut être pour le bien de tous, d’un compromis, sans pour cela se compromettre ?
En fait je m’interroge. N’y aurait-il pas derrière ce fiasco social, la volonté, non déclarée mais de plus en plus présente dans notre société de privatiser notre Sécurité Sociale ? Dans ce cas, qu’aurions-nous à gagner dans la mutation de ce service public en fonds de pensions privés, sinon l’incapacité pour les petites gens, de garder une couverture médicale digne de ce nom et une retraite, sinon fantastique, au moins sécurisée. Voyez ce qui se passe en Angleterre ou aux Etats Unis souvent cités en exemple. Couvertures financières inexistantes pour ceux qui ne peuvent pas payer. Soins et attentes hospitalières plus que médiocres. Retraites blackboulées pour tous les retraités de la firme (ENRON), après le scandale de sa faillite.
Prendrez-vous le risque de voir votre capital vieillesse, reçu en stocks options, s’effondrer brusquement et disparaître par suite de l’éclatement d’une bulle financière ou du jeu pervers d’actionnaires sans scrupule ?

- … elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques …
Croyez-vous sincèrement que l’ultralibéralisme puisse un jour répondre à cette attente ?

- … sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, [...]
Pensez-vous vraiment, que c’est en dressant ceux qui travaillent contre les chômeurs, Rmistes et autres grévistes, et en nettoyant nos cités au karcher, que vous pourrez réaliser cette espérance ?
Croyez-vous que l’effort national doive s’exercer, pour réussir, sur un plan uniquement répressif, face aux chômeurs et rmistes de trop longues durées ?
Quand et comment allez-vous exercer cette répression à l’égard des entreprises qui délocalisent et organisent sans retenue aucune, des plans sociaux dévastateurs dans l’unique but de faire de mirifiques profits, alors que vous n’arrivez même pas à faire respecter les quelques lois votées en faveur des ouvriers ?
Est-ce que, sur un plan européen, la directive Bolkestein est vraiment digne d’une coopération internationale ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 23 à savoir que …

- … toute personne a droit au travail …
Lequel, puisque l’on sait que c’est une denrée en voie de disparition ?

- … au libre choix de son travail …
Que choisir entre un C.E.S bidon et un stage de formation sans avenir, ou un contrat emploi-solidarité débilitant et des contrats intérimaires plus que précaires et insipides ?

- … à des conditions équitables et satisfaisantes de travail …
Où sont donc ces "conditions équitables et satisfaisantes" dans les offres ci-dessus ? Voici ce qu’en pensait Raoul Vaneigem dans son livre du savoir-vivre à l'usage des jeunes générations.

« Que reste-t-il d'étincelle humaine, c'est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieue, assourdi par les fracas des machines, lessivé, tué par les cadences, les gestes privés de sens, le contrôle statique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gare, cathédrales de départ pour l'enfer des semaines et l'infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l'abrutissement ?. De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de par tout sous les coups du travail forcé.»

Si cette approche philosophique du travail vous gène ; voici ce qu’en pensait Charles de Gaulle :

« La vie n'est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. »

- … et à la protection contre le chômage …
Mesdames et Messieurs les Député(e)s, pardonnez-moi si je reprends cet exemple ; mais vous qui vous êtes si bien protégé(e)s contre ce risque en vous octroyant, sans complexe, non seulement de confortables indemnités, mais en les inscrivant dans la durée puisque vous êtes certains de percevoir à vie, dans la pire des conjonctures, 1200€ mensuel.
N’êtes-vous pas gêner de réclamer dans un même temps, le durcissement des conditions à la conservation d’un misérable R.M.I, pour ceux qui ne répondraient pas aux critères imposés à un bon quémandeur d’emploi ?
Aussi, je pose la question suivante : La meilleure protection contre l’accroissement du chômage, ne pourrait-elle pas se faire par le renforcement des lois contre les licenciements injustifiés, les délocalisations abusives, l’abus par de nombreuses entreprises d’emplois précarisés types C.E.S (Contrat d’Exploitation Social) et surtout par l’amélioration du contrôle, aussi drastique que celui infligé aux chômeurs, de l’application de ces mêmes lois aux employeurs ?

- … Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal …
Notre Président semble avoir fort bien compris cette discrimination salariale en portant le sien au niveau de ses homologues européens les mieux nantis.
Ne pourriez-vous pas l’inciter à en faire de même ne serait-ce par exemple, qu’au niveau du salaire homme/femme fournissant un même travail ? C’est en route dites-vous ?
Avec le chantage à l’emploi actuel, je ne vois pas trop comment vous obligerez les entreprises à réaliser cet alignement salarial ? A moins que vous leur accordiez en compensation une ultime réduction des charges patronales. Par contre, je vois bien le MEDEF agir comme il en a l’habitude, c’est-à-dire, prendre la compensation, sans en honorer la contre partie.

- … Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine …
Savez-vous vraiment ce que signifie : "rémunération équitable pour quiconque travaille", lorsque que l’on sait que plus de 7 millions de salarié(e)s perçoivent un salaire inférieur à 722€ par mois et se trouvent dans l’incapacité de se nourrir, de se loger ou de s’habiller décemment de même que leur famille ?
Que plus de 12 millions ont moins de 843 euros de revenu mensuel ?
Et enfin que plus de 3 sans domicile fixe sur 10 ont un boulot à temps complet, partiel ou précaire, qu’ils gagnent souvent entre 900 et 1 300 euros, et cherchent pourtant où dormir soir après soir ?
A votre avis, où est passé "cette existence conforme à la dignité humaine" avec de tels salaires et qu’en pense les patrons du MEDEF ?

- … et complétée, s’il y a lieu, par tout autres moyens de protection sociale.
Par quels moyens voulez-vous aider ces personnes à retrouver leur dignité ?
En affaiblissant nos systèmes sociaux jusqu’à les détruire pour pouvoir enfin, les privatiser … et ainsi faire plaisir à ce même MEDEF qui souhaiterait bien pouvoir, ENFIN, dégager définitivement leurs entreprises de toutes entraves sociales … et s’approprier, ENFIN, cette manne immense et infinie de revenus tant convoitée … pour un euro symbolique ?
Laisser pourrir les situations pour mieux s’approprier leurs cadavres, tel est le but, non déclaré mais recherché sans relâche, et à atteindre le plus rapidement possible par les promoteurs de l’ultralibéralisme. Jusqu’à quand les laisserez-vous faire ?

- Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.
Si cela est vrai ; pourquoi n’intervenez-vous pas pour faire appliquer ce droit par les entreprises récalcitrantes ?
Pourquoi n’intervenez-vous pas légalement pour condamner sévèrement, celles qui menacent jusqu’à les renvoyer ceux qui chercheraient à en monter un ? Pour défendre l’intérêt des ouvriers, il y a les Prud’hommes dites-vous ?
Dans ce cas, pourquoi laissez-vous la Ministre de la justice en fermer une soixantaine ? N’y voyez-vous pas là, la fin programmée de l’ultime rempart du travailleur à l’encontre d’un pouvoir patronal omnipotent ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 24 à savoir …

- … toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques.
A votre avis, quels loisirs peut espérer une personne gagnant 800€ par mois ?
Travailler plus pour gagner plus préconise le Président ?
Mais qu’il nous dise combien fait un salaire horaire misérable multiplié par lui-même ? Réponse : des heures supplémentaires offertes aux entreprises, pour réaliser bien souvent, des travaux sans âme. Quant à l'ouvrier chargé de faire ces heures supplémentaires supposées lui apporter plus de bien être, croyez-vous sincèrement qu’il puisse s’offrir ce repos, ces loisirs et encore moins ces congés payés (obtenus par la force en 1936), auxquels cet article affirme qu’il a droit ?
Comment peut-on s’offrir de tels luxes alors que l’on a à peine de quoi survivre ? Comment prendre un congé, même payé, lorsque la précarité de l’emploi, Intérim, C.E.S, stages bidon, entrecoupés de chômage ou de retour au R.M.I, fait que ce soi-disant congé sera passé à la recherche d’un nouveau gagne-pain, tout aussi précaire que le précédent … au toujours misérable salaire ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 25 à savoir que …

- … toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé …
A quel niveau de vie se situe une personne ayant, pour assurer sa santé … la C.M.U ?

- … droit à un niveau de vie suffisant pour assurer son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation …
En allant aux restos du cœur ?

- … l’habillement, …
En les achetant chez Emmaüs ?

- … le logement, …
En couchant sous un pont, dans un squat, sous une tente ou dans un taudis quelconque ?

- … les soins médicaux, …
Avec des hôpitaux surchargés en manque de personnel ou carrément fermés car jugés non rentables ?

- … ainsi que pour les services sociaux nécessaires …

Services de plus en plus critiqués, vilipendés pour des dépenses jugées excessives.

- … elle a droit à la sécurité en cas de chômage …
Avec une sécurité en durée et aux prestations de plus en plus réduites ?

- … en cas de maladie …
En créant une "Franchise Sociale", en augmentant le prix des consultations et en diminuant les remboursements de nombre de médicaments ?

- … d’invalidité …
En réduisant au maximum les difficultés quotidiennes liées à chaque handicap.

- … de veuvage …
En reversant intégralement et non pas partiellement, la retraite du décédé au survivant, afin que celui-ci n’est pas à pâtir de cette amputation.

- … de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté …
En offrant à tous nos vieillards la possibilité, selon les cas, de finir leur existence chez-eux avec, si nécessaire, la présence d’aide médicale payée par l’Etat ou, pour les handicaps lourds, créer plus de centres médicalisés dignes de ce nom pour ne plus voir nos anciens, s’éteindre seul ou dans des mouroirs sordides.

- La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciale …
Et non pas fermer des maternités jugées peu rentables, exposant par ce fait, les femmes à faible revenu et trop éloignées à devoir prendre un double risque en accouchant seule ou mal entourée.
Plus de 300 maternités dont 40% dans le privé, ont fermé durant les dix dernières années sans que ces fermetures aient fait la preuve de leur efficacité. La crise d'aujourd'hui constitue plutôt un témoignage éloquent de l'incapacité des élites professionnelles et administratives, à cogérer de façon efficace le système de soins, c'est-à-dire à en définir des principes de fonctionnement et de régulation efficace et à en prédire les évolutions pour en tirer les conséquences en matière d'organisation et de financement.
Faire appel à la concentration des moyens hospitaliers est une grave erreur. Pour les maternités, seulement quelques centaines, concentrant alors la plus grande partie des moyens humains et techniques, conserveraient une activité. Ce qui signifie que, devenues de ce fait de véritables "usines", réalisant en moyenne cinq mille accouchements par ans, elles se trouveraient dans l'obligation, pour être en mesure d'accueillir toutes les femmes, de renvoyer 24 heures plus tard, mères et nouveau-nés, ne gardant que les cas les plus critiques. Croyez-vous qu’une telle situation réponde au souhait de cet article et que pensez-vous faire pour y remédier ?

- Avez-vous oublié ce que proclame l’article 26 à savoir que …

- … toute personne a droit à l’éducation.
L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Pourtant le démantèlement des écoles publiques et de la gratuité est déjà bien entamé à commencer par … les maternelles … en voie de passer dans le privé.
Un exemple : A Toulouse, deux crèches d’entreprises à but très lucratif sont en cours d’installation par le biais d’une entreprise privée répondant au doux nom de "Bébébiz" comme "Bébé bizness" et non "Bébé bizous" … il y a des quiproquos qui ne s’inventent pas ! Il est d’ailleurs prévu qu’un jour ou l’autre les postes d’enseignants de maternelles soient payés par les communautés de communes.

- L’enseignement élémentaire est obligatoire …
Mais à quelles conditions ?
Commençons par l’enseignement primaire et ses rentrées toujours plus onéreuses, ses classes surchargées au résultat national assez médiocre, lorsque l’on sait qu’il y a aujourd’hui en France, le pays de Jules Ferry, plus de 11% d’analphabètes.
Qu’avez-vous fait, ou plutôt, qu’avez-vous oublié de faire pour que éviter cette situation ?
Pourquoi avoir laissé s’installer et se propager la détérioration et la violence dans un nombre toujours plus croissant d’écoles et de collèges ? Par manque de moyens financiers dites-vous … ou par la volonté pratiquement affichée de désengager progressivement l’Etat de son devoir civique, en faisant appel à l’investissement matériel des entreprises privés ? Dois-je vous rappeler les raisons poussant étudiants et lycéens dans la rue ? Tenez-vous vraiment à créer en France cet enseignement à 3 vitesses, prôné et encensé par les promoteurs ultralibéraux ?

- Première vitesse :

Comme pour une quelconque voiture, c’est à elle de faire le maximum d’effort. L’école primaire comme le collège ne doivent donc servir qu’à apprendre le minimum. C’est-à-dire pouvoir, si c’est possible, être capable de déchiffrer un ordre écrit ; savoir éventuellement écrire au moins son nom ; pouvoir compter jusqu’à 10. Voilà un enseignement qui devrait satisfaire les dirigeants du MEDEF … avoir à disposition des gens sans culture, taillables et corvéables à merci. D’où l’importance des aides gouvernementales, normalement illicites après la séparation de l’église et de l’Etat, mais accordées en 1994 par le Ministre de l’Education Nationale de l’époque Mr François Bayrou grâce à la "Loi de Décentralisation". Cette aide venant en sus de la participation financière des familles, de l’Eglise et du Patronat aux écoles privées, sensées mieux préparer l’avenir de leurs enfants. Appauvrir l’un pour enrichir l’autre au nom d’une soi-disant équité.

- Seconde vitesse :

Servi par la première, le véhicule peut s’élancer vers sa vitesse de croisière. C’est ce que feront les enfants en entrant au lycée. Mais là encore, deux poids deux mesures entre privé et public, selon qu’on habite Neuilly ou la Courneuve. Mais c’est d’ici que sortent ou sortiront, la grande majorité des valets d’un MEDEF triomphant … si l’on y prend pas garde. D’où les manifestations étudiantes.

- Troisième vitesse :

Libre de tout effort superflu, la berline du MEDEF peut enfin s’élancer vers des horizons mirifiques, puisque c’est à travers les intelligences venues souvent du privé et sortant des Universités qu’il assoit et exerce son pouvoir. D’où l’importance vitale pour le MEDEF de couper l’herbe sous le pied de tous ces universitaires émergeant de milieux moins favorisés, arrivés là par la grâce d’un enseignement public mais honni par ces prétendues valeurs libérales. Pourquoi honni ? Car il est l’empêcheur, de part l’ouverture à la réflexion que les Universités dispensent à ceux qui peuvent y accéder, de pouvoir transformer, librement et sans aucune contrainte, universités et universitaires … en simples marchandises.

- L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé …
Je dois reconnaitre que, dans l’ensemble, la majorité des centres de formation et autres écoles d’enseignement technique relevant soit du secteur public, soit comme la plupart du secteur privé, ce qui se comprend aisément, sont assez performants, malgré certaines imperfections. Il semblerait par exemple que les filières scientifiques soient devenues le parent pauvre, l’Etat se dissociant de plus en plus de ce secteur par la politique et la mise en œuvre d’un enseignement technique dissocié et déterminé par le marché. Là encore, par ce dégagement financier et politique, l’Etat montre sa détermination à brader tous nos services publics. Juste une question : qu’attendez-vous pour réagir ?
Que l’on descende tous dans la rue en chantant le "Çà ira" ?

- … l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite …
S’il est encore possible aujourd’hui, pour un grand nombre d’étudiants, d’accéder aux études supérieures, selon leur mérite, cette "accession" s’exerce dans la plus illusoire des égalités.
Des exemples ? Bourses d’études trop souvent insuffisantes et parfois même refusées aux étudiants en ostéopathie par exemple, obligeant les moins fortunés à chercher un job, souvent pénible et mal rétribué, alors qu’ils devraient pouvoir mettre toute leur énergie à la réussite d’études longues (6 ans) et difficiles. Dites-moi encore où se trouve cette égalité lorsque, les études achevées et les diplômes obtenus, l’étudiant part à la recherche du premier emploi, car comme le faisait si bien remarquer l’humoriste Coluche :

« Ce n’est pas le tout d’avoir des bagages … encore faut-il savoir où les poser ».

Elle est où cette "égalité des chances" qui fait qu’un très grand nombre de diplômés universitaires ne pourront jamais exercer la profession pour laquelle ils ont tant sacrifié ?

- … L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales …
Croyez-vous sincèrement, que l’abandon de toute autorité et de gestion de l’Etat à l’égard des Universités, puisse renforcer le plein épanouissement et le respect des droits et de la liberté pour tous les hommes ? Permettez-moi d’en douter, au moins autant que peuvent en douter les universitaires descendus dans la rue.

- … Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux …
Croyez-vous réellement que la liquidation en direction du privé de tout notre système éducatif, puisse devenir porteur de valeurs comme la compréhension, la tolérance et l’amitié entre les peuples ?
Croire en cela, c’est être totalement aveugle et sourd à la misérable réalité de ce monde.

- … ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix ….
Croyez-vous sincèrement que la politique ultralibérale et mondialiste des marchés, soit sensible à la mission des Nations Unies ? J’ai plutôt l’impression que cette organisation n’existe que pour servir de conscience au manque total d’humanisme qui caractérise cette politique. La volonté guerrière affichée et délibérée de la politique économique des Etats-Unis dans le monde, à travers les bénéfices colossaux qu’elle génère en est bien la triste réalité.

- … Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants.
A condition qu’ils en aient les moyens financiers, sinon … leurs seules priorités sera de tenter d’éviter le pire, comme l’analphabétisme et, plus tard, les galères et la misère pour leurs enfants.

- Ne pas oublier ce que proclame l’article 28 à savoir que …

- … toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.
Bien que balbutiant, la création du Tribunal pénal international indépendant pour l'ex-Yougoslavie (TPIY ou TPY), institué le 25 mai 1993 par la résolution 827 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, montre une certaine volonté des peuples à aller vers plus de justice. Créé pour juger les personnes présumées responsables de violations graves du Droit international humanitaire, il juge les actes « dirigés contre des personnes ou des biens protégés aux termes des dispositions de la Convention de Genève. Il fut adopté le 25 mai 1993 dans le seul but de juger les personnes présumées responsables de violations graves du droit humanitaire international commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991. Depuis la tenue de sa toute première audience, le 8 novembre 1994, le Tribunal a mis en accusation un total de 161 personnes, et a clos les procédures concernant 100 d’entre elles.
Il apparaît même que certaines personnalités d’ONG écologistes ont évoqué l'intérêt qu'il y aurait à ce que la compétence des tribunaux internationaux puisse être étendue aux crimes contre l'Environnement, en tant que l’on pourrait les considérer comme des crimes différés, contre l'humanité future.
La création d’un tel tribunal est donc essentiel, et démontre une fois encore la volonté affichée des peuples, de ne plus laisser impunis les auteurs, comme leurs commanditaires, de crimes de guerre et de génocides contre l’humanité. Je pense qu’il serait bon d’aller encore plus loin sur le sentier de la paix, et si un mea culpa des peuples est aujourd’hui impensable, pourquoi ne pas commencer par réécrire l’histoire de notre pays en reconnaissant sa responsabilité passée à l’égard, bien souvent, de nos propres concitoyens ?

- Ne pas oublier ce que proclame l’article 29 à savoir que …

- … l’individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seul le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
Comment pouvez-vous faire entendre aux plus démunis, ce que "devoirs envers la communauté" signifie, en leur imposant des lois que vous-mêmes ne respectez guère, et en les spoliant des droits élémentaires proclamés dans l’article 25 ?
Un exemple ? La protection à vie que vous vous êtes accordée en cas de chômage … Et la réduction drastique de ces mêmes droits … pour tous les autres.
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- Dans l’exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n’est soumis qu’aux limitations établies par la loi exclusivement …[/i]

Mais vous avez trouvé la parade pour vous protéger, légalement, de ces limitations (de chômage par exemple) … en votant la loi nécessaire à votre prote